Comment créer son centre de formation

Si vous souhaitez créer ce centre au sein de votre entreprise, merci de consulter notre page sur la création d’un centre de formation interne.

Choisir le statut de sa société de formation

A priori, même si vous démarrez seul, vous ne pourrez pas le rester très longtemps si votre activité se développe. On ne peut pas “être au four et au moulin” et assurer à la fois les formations, trouver ses clients, gérer la partie administrative de sa société.

Les statuts de travailleur indépendant ou d’entreprise individuelle ne seront donc pas adaptés à votre nouvelle ambition et il va falloir sérieusement penser à créer une vraie société, en prévoyant la création progressive de postes de travail, donc de salariés.

Le statut de SARL

C’est le statut le plus couramment choisi en France pour créer une société. L’État a fortement assoupli ses règles : plus besoin d’avoir un capital minimal (on peut démarrer avec 1 €); nécessité d’être au moins 2 associés (mais le conjoint ou un ami peuvent faire l’affaire); tenue obligatoire d’une comptabilité…

A savoir :

  1. votre responsabilité en cas de dettes est limitée au montant de vos apports dans la société. Votre patrimoine personnel reste donc protégé en cas de faillite… sauf si vous commettez une faute grave de gestion.
  2. Vous pourrez faire grandir votre entreprise durant de longues années, en augmentant son capital lorsqu’elle prendra de l’ampleur, ce qui vous permettra une belle plus-value le jour de sa session.

Le responsable juridique de l’entreprise est appelé un « gérant ». Il est nommé dans les statuts lors de la création de l’entreprise. Il est dit « gérant majoritaire » s’il détient plus de 50% des parts de l’entreprise (attention : si vous essayez de ruser en donnant des parts à votre épouse ou à vos enfants, ces parts viendront s’additionner aux vôtres et pourront faire de vous un gérant majoritaire…).

Le gérant majoritaire ne touche pas de salaire mais une rétribution votée par les actionnaires lors des assemblées générales. Il est donc considéré comme travail non salarié et cotise de fait à la caisse de sécurité sociale des travailleurs non salariés (anciennement RSI). Ces cotisations peuvent être déduites de sa rémunération lors de la déclaration auprès des impôts.

A savoir :

Le gérant majoritaire n’a pas droit aux indemnités de perte d’emploi… puisqu’il n’est pas salarié !

 

Le statut de SAS

Si vous tenez absolument à rester salarié (et donc à rester sous le régime général de la Sécurité Sociale), alors vous pouvez opter pour le statut de SAS, au lieu de celui de SARL. Au lieu d’être gérant de votre entreprise, vous en serez le Président. Les règles de gestion d’une SAS sont plus souples, car moins encadrées par la Loi (pour le moment…).

A savoir :

Le montant du capital de la SAS peut être librement fixé. Pas de minimum légal (mais si vous mettez 1 € de capital, on risque de ne pas vous prendre au sérieux !). Le siège social peut être au domicile d’un des actionnaires, donc pas de nécessité absolue d’avoir des locaux. Seules obligations légales : désigner un président et faire au moins une assemblée générale par an.

La SAS a le vent en poupe. Soumise à moins de formalités administratives, elle peut rester le statut de l’entreprise durant toute son expansion et les Business Angels ont actuellement une préférence pour ce statut, sa fiscalité étant plus abordable. C’est donc le statut préféré des start-ups.

Une SAS est une société commerciale, pas une société individuelle. Ne choisissez ce statut que si vous comptez être plusieurs à piloter l’entreprise car les cotisations sociales du Président seront plus importantes (mais la protection meilleure, on n’a rien sans rien !).

 

Le statut de SA

Ce statut est plutôt utilisé par ceux qui voient grand dès le début ! En effet, il faut 7 actionnaires au minimum et un capital d’au moins 37 000 € pour la créer. A choisir si vous envisagez de devenir le maître du Monde à plus ou moins brève échéance

A savoir :

L’argent que vous devez bloquer sur un compte pour constituer votre part de capital peut se limiter à 50% du capital que vous comptez apporter, le reste devant être ajouté dans un délai de 5 ans. Au delà de 225 000 € vous pouvez même faire appel à l’épargne publique et aux fonds d’investissement. Les actionnaires peuvent entrer et sortir du capital assez librement (revente de leurs actions).

Le président et ses principaux associés sont considérés comme salariés et donc affiliés au régime social des salariés. L’entreprise doit obligatoirement être suivie par un Commissaire aux Comptes (plus cher qu’un simple comptable).

Ne choisissez cette structure que si votre projet impose de gros investissements et donc plusieurs apporteurs de capital qui seront ensuite des membres actifs et donc disposant de pouvoirs pouvant vous gêner. Les Business Angels ne sont pas des anges… Ils auront tendance à vouloir disposer du contrôle de l’entreprise en jouant sur leur nombre de parts. A méditer avant d’accepter leur apport d’argent…

Déclarer son organisme de formation

Une fois votre statut fiscal créé et que vous disposerez de votre numéro SIREN, vous aurez à déclarer votre activité de formation auprès de votre préfecture, avant d’effectuer toute prestation de formation, ceci même si vos prestations ont lieu ailleurs que dans vos locaux. Dans le dossier que vous aurez à compléter, on vous demandera de fournir une facture de votre première prestation. La solution consiste à indiquer sur cette première facture “numéro de déclaration d’activité de formation en cours d’obtention”, puis à renvoyer une facture mise à jour avec votre numéro lorsque vous aurez reçu celui-ci.
Voici le lien vous permettant de télécharger le modèle de déclaration d’activité de formation.

Choisir et équiper ses locaux

Un centre de formation dispose fréquemment de salles de formation. Il faudra donc choisir vos locaux en conséquence et prévoir les frais, parfois importants, nécessaires pour équiper chacune de vos salles : matériel informatique, climatisation, connectivité Internet, matériel pédagogique…

La qualité d’accueil et le modernisme de votre matériel seront des critères déterminants dans la fidélisation de votre clientèle. Il faut donc budgéter sérieusement ce poste pour démarrer dans de bonnes conditions. Faute de budget, vous pouvez temporairement prévoir de louer des salles, mais la rentabilité de vos prestations en sera fortement impactée.

Bien évidemment, vos locaux devront être judicieusement placés : proximité des moyens de transport en commun, Internet haut débit déjà câblé, facilité de parking, environnement favorable (présence d’hôtels et de restaurants près du centre), etc.

Définir ses prestations

C’est le point-clé de votre activité professionnelle : le catalogue des prestations.
Il faut le définir avec une grande attention en étudiant ce que propose déjà la concurrence, leurs tarifs et leur mode de fonctionnement, mais aussi en connaissant précisément quelles sont les attentes de vos futurs clients.

Sachez vous différencier pour que votre centre de formation soit préféré à ceux de vos concurrents directs. N’oubliez pas qu’une bonne prestation n’est rien sans de bons formateurs !

Choisir ses intervenants

Là encore, il faudra choisir avec quels formateurs travailler (pensez à ceux présents sur notre réseau, ils ont d’excellentes compétences et à quels tarifs vous devrez les rémunérer.

Les centres de formation ont rarement des formateurs salariés car les besoins de formation évoluent sans cesse et nécessitent des compétences toujours nouvelles. Il est donc fréquent de faire appel à des prestataires indépendants qui viennent effectuer des missions dans vos salles de formation, sous votre nom.

Trouver ses premiers clients

C’est un poste budgétaire trop souvent négligé par ceux qui créent leur première structure : la publicité. Or, personne ne connait votre centre de formation qui vient d’ouvrir. Vous n’avez pas encore de réputation et vos concurrents ont déjà tout fait pour se faire connaître dans les médias.

Vous avez donc fortement intérêt à consacrer de fortes sommes dans des opérations publicitaires : offres de promotion, journée porte ouverte, e-mailing, présence sur les salons, partenariats avec d’autres prestataires, etc.

Développer son centre de formation

Vous existez enfin et vos premières prestations commencent à intéresser les entreprises. C’est le moment de vous développer, mais pour cela, vous devez disposer de fonds et allez probablement devoir emprunter…

C’est souvent à cette période de vie, lorsque l’entreprise ne peut plus aller au delà de ses capacités actuelles, que les vraies difficultés commencent. Il faut donc les anticiper (par exemple en ayant réservé les sommes nécessaires à un investissement). Tout ceci devrait déjà être consigné dans un plan prévisionnel mûrement réfléchi…

couverture du livre Créer, animer et vendre ses formations de Georges VigreuxÉditions La Pépinière vous recommande un livre entièrement dédié à la mise en place et l’animation de prestations de formation : voir le livre Créer, animer et vendre ses formations

Laisser un commentaire

Autres articles sur la formation continue

Avez-vous aimé le contenu de cet article ?

Cliquez sur les étoiles pour noter cet article

Moyenne des notes 5 / 5. Nombre de notes : 1

Il n'y a pas encore de vote pour cet article. Merci de donner votre avis :

L'auteur est désolé que son article ne vous ait pas été utile

Aidez-nous à améliorer cet article

N'hésitez pas à nous laisser une note sur cet article